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Coup d'envoi du déploiement des nouvelles Maia

Publié par Admin sur 5 Février 2013, 08:02am

Catégories : #Infos

   
Ce 1er février marque le début de la troisième phase de déploiement des maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades d'Alzheimer (Maia), lancée en 2011. A la fin de cette année, ce sont 50 nouveaux sites Maia qui doivent voir le jour. Quel est le calendrier prévu ? Quelle est la procédure à respecter ?

Entrée cette année dans sa troisième phase, le déploiement des maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades d'Alzheimer (Maia) vient d'être officiellement lancé (sur ce dispositif  paru dans tsa mensuel de septembre 2012). Comme en 2011 et 2012, une circulaire interministérielle détaille la marche à suivre pour 2013 : ce nouveau déploiement débute le 1er février avec le lancement par les agences régionales de santé (ARS) des appels à candidatures et se finalisera à la fin de l'année avec la mise en place des gestionnaires de cas. Au total, 50 nouveaux sites sont attendus, pour un coût estimé à 8,96 millions d'euros.

 

 

Vers une "couverture équilibrée et homogène"


Mise en place à titre expérimental en 2008, les Maia constituent des lieux de coordination qui visent à améliorer le système actuel de prise en charge des malades d'Alzheimer en associant les différents intervenants relevant des secteurs sanitaire, social et médico-social. Si cette troisième phase de déploiement doit permettre d'aboutir à la création de 50 nouveaux sites, soit environ 200 sites au total, l'objectif à terme sera "de parvenir à l'installation de dispositifs implantés, identifiés, éprouvés et pérennes et à la couverture équilibrée et homogène du territoire national". Tout cela devra se faire en fonction notamment des remontées de besoins constatés par les agences régionales de santé (ARS).

 

 

Les ARS, au coeur du déploiement


Les nouveaux sites Maia sont toujours mis en place à l'initiative exclusive des ARS. A compter de ce 1er février, chacune d'elle peut lancer un appel à candidatures pour la création d'une ou de plusieurs Maia dans sa région. Les porteurs de projet ont jusqu'au 15 mars pour déposer leur candidature (note explicative, document formalisant l'engagement des partenaires, engagement de recruter un pilote, etc.). L'instruction des dossiers se déroulera de la mi-mars à la mi-avril. Après avoir vérifié les éléments du dossier, l'éligibilité du porteur, la pertinence et la qualité du projet, le directeur général de l'ARS décide du ou des projets retenus et financés en 2013. Ces décisions devront avoir lieu au plus tard le 30 avril. Chaque candidat devra être informé du résultat de l'appel à candidatures.

 

 

Signature d'une convention Maia


Une fois le projet retenu, la mise en place d'un dispositif Maia peut être envisagée. Elle nécessite tout d'abord la signature d'une convention, annuelle ou pluriannuelle, entre l'ARS et le porteur sélectionné. Parmi les éléments qu'elle doit contenir figurent notamment les engagements mutuels des parties, le montant des financements octroyés et les modalités de versement, les objectifs et le calendrier de mise en oeuvre.
Seconde condition indispensable au démarrage du site : la validation du choix du pilote par l'ARS. C'est en effet lui qui sera chargé de débuter le travail d'intégration des différents services de soins et d'aides, d'installer les concertations stratégique et tactique et de lancer la création du guichet intégré Maia.
Enfin, pour être complètement fonctionnelle, chaque Maia devra disposer en novembre/décembre d'au moins deux gestionnaires de cas, chargés d'accompagner les personnes subissant de graves atteintes cognitives ou de lourdes pertes d'autonomie fonctionnelle.

 

 

Financement


Une enveloppe totale de 8,96 millions d'euros est prévue pour la création des 50 nouvelles Maia. Les modalités de répartition des crédits sont identiques à celles de l'année précédente. La délégation de crédits aux ARS a été évaluée à 100 000 € pour le financement du pilotage et du fonctionnement et à 60 000 € par gestionnaire de cas. Quant au montant plafond attribué par l'ARS à chaque dispositif, il reste de 280 000 € si le projet prévoit trois gestionnaires de cas et de 220 000 € s'il n'en prévoit que deux. Rappelons que la dotation finance notamment les coûts salariaux du pilote et des gestionnaires de cas, leurs frais de formation, leurs frais de déplacement et l'équipement informatique.

 

Source : TSA

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