AD-PA, Pascal Champvert (président) : "La priorité des priorités, c'est la prestation autonomie pour laquelle le candidat Hollande s'est engagée. De façon plus urgente, nous allons demander l'abrogation de la convergence tarifaire - un chantier sur lequel Roselyne Bachelot a commencé à s'engager - et l'augmentation du fonds d'aide au secteur de l'aide à domicile."
APF, Jean-Marie Barbier (président) : "La question de la gouvernance dans le champ du handicap est centrale. La politique en ce domaine touche à tous les secteurs de l'action gouvernementale. Nous sommes favorables à la nomination d'un haut-commissaire chargé de cette coordination. Nous serons par ailleurs vigilants à ce chaque loi comporte un volet handicap, comme s'y est engagé François Hollande."
ATD-Quart Monde, Vincent Tardieu (délégué général) : "Il faut reconnaître la discrimination par l'origine sociale. Le père Wresinski disait déjà au moment de la présentation de son rapport : "Ils voudront bien de nos idées, mais pas de notre population." Pour reconnaître cette discrimination, il suffira au gouvernement de ratifier le protocole additionnel n°12 de la convention européennes des droits de l'homme. De façon plus concrète, nous demanderons au nouveau gouvernement que le RSA suive désormais l'évolution du Smic et qu'on arrête la non-rétroactivité des allocations."
Cnape, Fabienne Quiriau (directrice générale, DG): "Il faut absolument définir une politique claire en direction de l'enfance et de la jeunesse. Ces dernières années, nous avons assisté à un désengagement significatif de l'Etat suite à la prise en charge par les départements de la protection de l'enfance. Résultat : de fortes disparités d'un territoire à l'autre et des politiques très compartimentées. Il faut de la lisibilité et nous proposons très concrètement la création d'un observatoire de l'enfance."
CNIAE, Yves Censi (président) : "Nous ferons part au Premier ministre et au(x) ministre(s) en charge des politiques de l'emploi et de l'insertion de nos projets de développement de l'offre d'insertion au service des hommes et des territoires et de ses propositions pour une coopération renforcée et performante de tous les acteurs de l'IAE."
Fegapei, Philippe Calmette (DG) : "Le gouvernement doit s'engager à mener une politique globale et cohérente en direction des personnes handicapées. Très concrètement, cela suppose d'intégrer dans cette politique trois dimensions incontournables : la prévention ; l'accompagnement et la professionnalisation ; la coordination avec le travail en réseaux."
Fehap, Yves-Jean Dupuis (DG) : "Il faut construire un plan ambitieux des métiers du médico-social. Il y a aujourd'hui une double opportunité à saisir : sur le terrain se construisent des services médico-sociaux de plus en plus intégrés ; le départ à la retraite, massif dans les prochaines années, est l'occasion d'atttirer de jeunes professionnels vers nos métiers."
Fnars, Matthieu Angotti (DG) : "Nous demanderons la rédaction d'un grand texte sur l'accompagnement des personnes en difficultés. Celui-ci doit être articulé autour de trois éléments : des objectifs pour l'accès au droit commun, en matière de prévention ; des moyens dévolus aux différents intervenants (Pôle emploi, départements, associations), notamment pour lutter contre le non-recours aux droits ; une organisation territoriale cohérente avec un Etat régulateur, des départements qui jouent un rôle central en matière d'accompagnement et des structures de coordination."
Fondation Abbé Pierre, Patrick Doutreligne (DG) : "L'urgence des premières semaines, c'est d'intervenir pour encadrer les loyers, comme le font des pays comme la Suède, l'Allemagne ou la Suisse. L'urgence des premiers mois, c'est de lancer la loi de programmation pour construire 150 000 logements par an."
Syneas, Stéphane Racz (DG) : "Il faut d'urgence ouvrir le débat sur le financement du secteur associatif. Nos structures sont confrontées à une crise économique et sociale très grave qui, dans un contexte financier très serré, pose la question de la pérennité de celles-ci. Nous devons trouver un dispositif qui rende les financements effectifs et opposables aux financeurs."
Una, Yves Vérollet (DG) : "La situation est exceptionnelle car, pour la première fois, la gauche détient le pouvoir aux niveaux national, régional et (très souvent) départemental. Le fonds d'urgence pour l'aide à domicile doit être doublé. Rien que pour notre réseau, les demandes d'aide dépassent les 25 millions d'euros prévus pour 2012. Plus globalement, le gouvernement doit soutenir la réforme de l'aide à domicile initiée par l'Assemblée des départements de France et les 14 fédérations du secteur. Une nouvelle organisation du soin et du domicile doit émerger."
Unapei, Thierry Nouvel (DG): "Le gouvernement doit comprendre ce qu'est une personne handicapée mentale et s'adresser à elle. Quand il aura fait cet effort, il sera plus réceptif aux besoins de ces personnes. Telle ou telle mesure indispensable sur l'allocation aux adultes handicapés (AAH) ou sur les établissements n'aura aucune chance d'avancer si on ne prend pas la peine de comprendre le handicap mental."
Sigles :
AD-PA : Association des directeurs au service des personnes âgées
APF : Association des paralysés de France
Cnape : Convention nationale des associations de protection de l'enfance
CNIAE : Conseil national de l'insertion par l'activité économique
Fegapei : Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées
Fehap : Fédération des établissements hospitaliers d'aide à la personne
Fnars : Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale
Syneas: Syndicat des employeurs associatifs, action sociale et santé
Una : Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles
Unapei : Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis
Source : TSA
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